La région de Dakar

Sa géographie. Située à l’extrême Ouest du Sénégal et du continent africain, la région de Dakar est un territoire très atypique. Il s’étend sur une superficie  de 550km², soit 0,28 % du territoire national. Il abrite aussi 25 % de la population du pays, plus de 60 % de sa population urbaine et 70 % de l’activité économique et administrative. Sur le plan de l’organisation administrative, la région de Dakar compte au total 53 collectivités locales : une région, 4 départements (villes : Dakar, Rufisque, Guédiawaye et Pikine), 7 communes : en plus des 4 départements qui sont considérés comme des communes, s ‘ajoutent Bargny, Diamniadio et Sébikotane, 43 communes d’arrondissements et 2 communautés rurales.

Erosion-decharge-inondation-dakarSes enjeux de territoire et climatiques.Devenue région et ville capitale depuis 1996 avec la décentralisation, le territoire de la région de Dakar est caractérisée avec une population toujours grandissante, des tensions foncières et démographiques visibles engendrant ainsi des situations préoccupantes (érosion côtière, inondations, pollution, encombrements, la gestion des déchets ect.). Bien qu’au premier abord, ces aspects semblent extérieurs aux problématiques du changement climatique, ils se retrouvent finalement aggravés par ce phénomène global. Au Sénégal, la prise en compte de ces enjeux s’est traduite par un foisonnement d’activités, de projets et d’initiatives qui, prenant en compte la vulnérabilité des territoires, constituent autant de stratégies pour lutter contre le changement climatique. L’enjeu du PCTI pour la région de Dakar est de recenser, renforcer, donner un sens et mettre en synergie des initiatives éparses et sectorielles sur le territoire local, pour définir une réelle stratégie de développement.

Que faire pour réduire l’impact de la région sur le changement climatique ?

dakar-transportDiminuer l’impact des transports…Le transport, par la combustion d’énergie fossile (le pétrole) est l’une des principales sources de gaz à effet de serre. Il représente près du quart des émissions planétaires. Or, la région de Dakar contient 70 % du parc automobile sénégalais. Il est donc primordial de réfléchir à des solutions pour diminuer l’impact du territoire sur le changement climatique : renforcement des transports en commun, favoriser les transports doux (vélo, marche, roller…).

dechet Améliorer la gestion des déchets..Lorsque les déchets sont exposés à ciel ouvert, leur décomposition crée du méthane qui est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Sensibiliser la population, un ramassage efficace, et la réutilisation des déchets sont autant de moyens pour limiter leur impact sur le changement climatique et sur la pollution. À savoir : le méthane émis par la décomposition des déchets peut être réutilisé pour créer de l’énergie, on appelle cela la méthanisation. Le déchet ainsi utilisé ne pollue plus, il contribue à la diminution des gaz à effet de serre !

Que faire pour préparer la région aux conséquences du changement climatique ?

agricultureRepenser l’agriculture…Le changement climatique ne sera pas sans effet sur l’agriculture : sécheresse, désertification, saison trop chaude ou trop humide pour continuer à travailler les mêmes semences, etc.
C’est pourquoi il est nécessaire d’anticiper les modifications du climat pour que le secteur agricole sénégalais puisse continuer vivre et à nourrir sa population. Pour cela, plusieurs solutions sont envisageables : diversifier ses cultures pour répartir le risque de mauvaise récolte, développer des systèmes d’alerte pour les événements climatiques extrêmes, identifier les nouvelles cultures qui seront plus adaptées, créer des coopératives… À chaque contexte sa solution !
dakar-eauAnticiper la montée des eaux…Du fait du changement climatique, les glaces présentes sur les terres fondent et les eaux des océans se dilatent, contribuant alors à l’élévation du niveau de la mer. Au Sénégal, plus de 6000 km² sont menacés par la montée des eaux. Cela concerne près de 150 000 personnes et représente un risque économique entre 260 et 400 milliards de FCFA. Concrètement, la montée des eaux se traduit par une perte de la surface habitable, mais aussi par une salinisation des sols côtiers. S’adapter à ces conséquences, c’est par exemple réfléchir différemment à l’aménagement du territoire ou encore restaurer un massif dunaire ou une mangrove, etc.

 

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